Une fois dans l’Archipel, les « faux étudiants » deviennent une main-d’œuvre précieuse. Le Japon souffre en effet d’une grave pénurie de travailleurs manuels. Le gouvernement n’autorise pas les étrangers à venir au Japon au titre d’un « travail non qualifié ». Il a organisé un système de « formation technique interne » qui permet à environ 210 000 étrangers d’entrer au Japon et d’y effectuer des tâches non qualifiées dans 74 secteurs bien définis. Il s’agit de travaux pour des PME dans le textile, la confection, les machines et la transformation des métaux ainsi que d’emplois sur des chantiers de construction et dans des usines de transformation des produits de l’agriculture ou de la pêche. Le Japon manque donc de main-d’œuvre dans bien des domaines où les étudiants internationaux sont considérés comme une véritable aubaine.
Ce n’est pas un métier, mais c’est une condition sine qua non pour améliorer votre situation financière durablement. N’achetez le neuf qu’après avoir fais un tour sur les sites de vente d’occasion, louez votre chambre/appartement pendant vos absences prolongées, préférez les lieux qui proposent des remises pour les étudiants, surveillez les sites de deals, etc.
Eric, étudiant en graphisme, a vécu une expérience étonnante et en a fait un moyen de multiplier les revenus. «Le début de mon histoire est un peu triste. Ma grand-mère est décédée le jour de mes 18 ans. Mes parents m’ont alors proposé de faire une brocante avec toutes les affaires qui n’avaient pas été récupérées par la famille. Avec deux copains, on a participé à une brocante de printemps et on a été étonné de voir que du ‘brol’ nous permettait de gagner autant d’argent. En une journée, on s’est fait chacun 270 euros! Du coup, j’ai directement pensé à moderniser le concept. Après le grenier de ma grand-mère, je me suis occupé de celui de mes parents qui voulaient en faire un nouvel espace bien-être. Mais passer une journée dans le froid et la pluie, très peu pour moi. Du coup, je me suis tourné vers Internet et des sites comme 2ememain ou eBay. En fonction de la qualité de l’objet ou de son côté attractif, j’opte tantôt pour la vente directe tantôt pour les enchères. Je me souviens avoir eu, un jour, un vieux bureau en bois à vendre. Les enchères se sont envolées. Depuis, dès que je trouve un truc à vendre, je le mets sur un des sites et, le samedi, je vais faire un dépôt à la poste.»
S’il veut faire appel à des travailleurs étrangers pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre dont il souffre, le Japon doit regarder les choses en face et prendre les mesures appropriées. Mais au lieu de cela, il préfère laisser entrer des étrangers ayant emprunté de grosses sommes d’argent pour obtenir un visa d’étudiant, leur donner des emplois dont les Japonais ne veulent pas et récupérer l’argent qu’ils gagnent sous forme de frais de scolarité. Dans ces conditions, il est tout à fait naturel que beaucoup d’étrangers, déçus par le Japon, en viennent à détester notre pays.
Peut être qu’il ne faut pas avoir d’énormes compétences mais quand même un minimum et je ne suis pas sûre de les avoir. Et après, on a affaire aux parents… Et puis faut aussi être un minimum pédagogue et être patient. Ce ne sont pas mes qualités premières ^^ (Je me permet de dire aussi que le blog est très lent à apparaître sur iPad. Sur ordinateur aucun soucis).
Pour remédier à cet état de fait, il faudrait commencer par mettre un terme à l’afflux des « faux étudiants » actuel. Il suffirait pour cela que les autorités compétentes examinent avec soin les documents accompagnant les demandes de visa d’étudiant et qu’ils opposent un refus à toute personne ayant remis des documents falsifiés pour prouver sa capacité à subvenir à ses propres besoins. Malheureusement, les choses sont en train d’évoluer dans le sens opposé. En mai 2017, le Parti libéral-démocrate (PLD) à la tête de la coalition au pouvoir, a demandé à ce qu’on insiste sur l’objectif de porter le nombre des étudiants internationaux à 300 000, d’ici 2020. Le Conseil du PLD pour la promotion de l’engagement dynamique de tous les citoyens a émis un ensemble de directives appelant notamment à une « utilisation active » de ces mêmes étudiants pour pallier au manque de main-d’œuvre du Japon. Il semble même qu’il soit question de leur accorder plus que les 28 heures de travail hebdomadaires autorisées à l’heure actuelle.
Au Japon, personne ou presque ne voit d’objection à une telle augmentation. Même les gens hostiles à l’arrivée de travailleurs étrangers et d’immigrants dans l’Archipel se réjouissent de l’afflux de ces « étudiants venus de l’étranger ». Pour eux, c’est quelque chose de positif, au même titre que la multiplication des touristes étrangers. Mais que diraient-ils s’ils savaient que la majorité de ces étudiants sont là non pas pour apprendre le japonais mais pour gagner de l’argent, qu’ils se font exploiter, qu’ils prolongent leur séjour illégalement au-delà de la date d’expiration de leur visa et qu’ils vont même jusqu’à commettre des délits ?

Contactez le service de la promotion professionnelle. La plupart des universités ont un service qui s'occupe de la promotion professionnelle. Son rôle consiste à conseiller les étudiants en matière de recherche d'emploi. Ce service aide notamment les étudiants qui sont sur le point de terminer leurs études, à préparer leurs candidatures et leurs entretiens en vue d'avoir un emploi. Toutefois, ne pensez pas que vous ne devez faire appel à ce service que lorsque vos études approchent de leur fin.

×